A l'occasion du Salon de Los Angeles, Mazda a levé le voile sur son prototype LMP2 qui fera ses débuts en Amérique la saison prochaine.
Qu'on se le dise, ce prototype n'a pas vocation à courir en FIA WEC puisque pour l'heure, seule une participation en IMSA est programmée. Cette RT24-P (pour "Road To 24") disputera sa première course aux 24 Heures de Daytona en janvier 2017 dans la nouvelle catégorie DPi.
Fruit du design KODO cher à la marque de Hiroshima, la silhouette du prototype présente une haute efficience sur le plan aérodynamique. Cette RT24-P est équipée d'un châssis développé par Riley Technologies et Multimatic et est propulsée par le Mazda MZ-2.0T, bloc 4 cylindres 2L turbo préparé par AER capable de produire près de 600ch.
Deux véhicules seront engagés la saison prochaine et confiés aux pilotes Jonathan Bomarito, Tristan Nunez, Tom Long et Joel Miller.
Hiroyuki Hasegawa, co-fondateur et président d'HKS, est décédé le 9 novembre 2016 à l'âge de 71 ans. On lui doit notamment une longue liste de premières mondiales en matière de pièces performance.
C'est en 1973 que cet ancien ingénieur Yamaha crée avec son partenaire commercial Goichi Kitagawa la société HKS au pied du mont Fuji, dans la ville de Fujinomiya. L'objectif, déjà, est de produire des pièces performances à destination des voitures japonaises. Dès l'année suivante, en 1974, l'entreprise commercialise le premier kit turbo "bolt-on" au monde destiné au grand public. Il s'agit d'un kit pour la Nissan Skyline C110 qui permet de faire passer la puissance du L20 de 115 à 160ch. Au début des années 80, HKS investit le marché de l'électronique et devient le premier préparateur à proposer des turbo timers et boost controllers. D'autres produits viendront par la suite, allant des échappements aux filtres à air, en passant par les suspensions, embrayages, radiateurs...
La société est également connue pour ses résultats en compétition, que ce soit en drag, drift, time attack, courses de voitures de tourisme ou monoplaces. HKS a même conçu un V12 3,5L de plus de 700ch destiné à la F1, malheureusement resté à l'état de prototype.
En plus de 40 ans passés à la tête de son entreprise, Hasegawa-san aura directement contribué à hisser HKS au rang de premier préparateur de l'archipel nippon. Le groupe compte désormais plusieurs divisions à l'étranger, comme HKS USA, HKS Europe et HKS Thaïlande.
Pour sa 38e édition, le salon Epoqu'Auto réunissait du 4 au 6 novembre dernier à Eurexpo (Lyon) des véhicules anciens de tous horizons pour le plus grand plaisir des nostalgiques passionnés. Grâce à une surface d'exposition plus importante avec l'ouverture du hall 4 (en plus des habituels halls 5 et 6), les visiteurs pouvaient découvrir cette année sur 53000m2 toutes les légendes de l'automobile et de la moto de collection dans une atmosphère toujours plus chaleureuse. Bonne surprise également puisque cette édition comptait davantage de véhicules japonais que par le passé... et pas des moindres !
Fidèle de la manifestation, le Club Honda Classic exposait cette année encore une flopée de modèles exceptionnels, à commencer par ces deux CRX de première génération : un AS53 (1,6L DOHC) au style proche de l'origine et un AF53 (1,5L SOHC), célèbre réplique de la version Mugen SCCA que l'on vous avait présenté dans notre numéro 35.
Le moteur EW3, qui profite de nombreuses pièces neuves, a été préparé dans les règles de l'art. Contrairement au modèle de série, doté de l'injection, il est ici alimenté par une paire de gros carburateurs Weber.
Aux côtés de ce CRX trônait une Civic SB1 également aux couleurs de Mugen. Cette auto est engagée depuis deux ans au rallye Monte-Carlo historique où elle y fait bien plus que de la figuration.
D'une capacité de 1,2L, le bloc pourvu de son quatuor de carburateurs Keihin bénéficie d'une multitude de pièces originales Mugen (arbre à cames, collecteur, autobloquant...).
Alors que la nouvelle NSX est commercialisée depuis peu, le club exposait derrière la Civic un exemplaire de première génération en très belle condition. On ne s'en lasse pas !
Comment oublier les mythiques séries S de Honda ? Le stand du Club Honda Classic accueillait ainsi une S2000 et une S800 très joliment mises en valeur. Même philosophie, mais plus de 30 ans d'écart entre ces deux icônes !
Les amateurs de deux-roues de la marque ont également pu admirer cette superbe CBX 1000. Produit de 1978 et 1982, ce modèle se démarquait par son fameux 6 cylindres en ligne de 105ch.
Le Club Honda Classic partageait son espace avec le concessionnaire Toyota Degenève (Annemasse) qui, pour sa première participation, exposait trois autos d'exception de sa collection, dont cette somptueuse 2000GT de 1967 d'origine japonaise.
Ligne à couper le souffle, performances de haut niveau... Est-il encore utile de présenter cet inestimable coupé sport, entraîné par un 6 cylindres en ligne de 2L (code 3M) fort de 150ch ?
Le poste de conduite, dans un état remarquable, a bénéficié d'une restauration soignée. A noter l'original frein à main situé à droite de la commande de chauffage.
Le concessionnaire présentait également deux Celica GT-Four ST185 : un modèle de série (Carlos Sainz) et une des Groupe A pilotées par Juha Kankkunen en WRC. Rappelons que ce dernier avait obtenu le titre de champion du monde pilote à bord d'une ST185 en 1993.
Le cockpit, très impressionnant, compte un nombre incalculable de boutons et d'interrupteurs. Non, il ne s'agit pas d'une réplique !
Ce petit Honda Acty appartenant au concessionnaire d'Annemasse a servi de food-truck durant toute la manifestation. Voilà comment mêler l'utile à l'agréable !
Un peu plus loin, on pouvait admirer deux belles S800 proposées par le Club Honda S800-N-Z France. L'équipe avait aussi apporté un rare Kick "n" Go Honda.
Parmi la flopée de prototypes de course réunis par le magazine AutoDiva, cette Nissan Tame ne passait pas inaperçue. Animé par un 2,4L de 250ch, ce véhicule a été piloté en 1993 par Juan-Pablo Montoya dans le cadre du championnat monotype Nissan Cup Mexique.
Pour conclure, bravo aux différents clubs et professionnels pour avoir animé le salon avec leurs classiques du pays du Soleil-Levant. Ils ont permis à de nombreux visiteurs de découvrir cette riche histoire et aux connaisseurs de partager autour de leur passion dans une atmosphère privilégiée. Les véhicules japonais, qu'ils soient des modèles de collection ou des youngtimers, ont prouvé une fois encore qu'ils avaient tout à fait leur place dans ce type de manifestations !
Remerciements tout particuliers à l'équipe du Club Honda Classic, toujours aussi accueillante et passionnée !
Le pilote Antron Brown sponsorisé par Toyota entre encore un peu plus dans la légende de sa discipline en reportant son troisième titre en NHRA Top Fuel à Las Vegas, avant même de disputer la dernière épreuve du championnat.
A l'issue des Toyota NHRA Nationals qui se sont tenus du 27 au 30 octobre, Antron Brown a donc été sacré pour la troisième fois champion du monde de la catégorie Top Fuel avec 2581 points. Doug Kalitta, le seul pilote qui pouvait encore l'accrocher, a échoué lors du deuxième round et laissé ainsi place libre à Brown qui a pu faire la différence à bord de son dragster de 10.000 chevaux sponsorisé par Toyota. Comme la saison dernière qu'il a également remportée, il a su imposer son rythme tout au long de l'année avec sept victoires, dont trois en play-off.
Rappelons que Brown est le premier Afro-Américain à avoir été sacré champion du monde NHRA en 2012 (déjà avec Toyota) et le premier pilote noir à avoir remporté un titre majeur en sport auto aux USA. Il est également le premier à avoir réalisé un run dans les 3,6 secondes (record national grâce à son temps de 3,680 secondes en août 2015).
Toyota fera son grand retour l'année prochaine en Championnat du monde des rallyes et procède pour l'heure à des essais de sa monture non maquillée dirigés par Tommi Mäkinen.
La Yaris WRC prendra donc en 2017 la succession de la Corolla, retirée de la compétition à l'issue de la saison 1999. Cela fait donc 18 ans que l'on n'avait pas vu une Toyota officiellement engagée par la marque dans le championnat, mais une chose est sûre, c'est que l'équipe de développement fait son possible pour frapper un grand coup dès les premières épreuves.
Dans cette vidéo diffusée sur la chaîne Jaume Soler Movies, le quadruple champion du monde Tommi Mäkinen effectue des essais de l'auto sur asphalte, et c'est assez impressionnant ! On rappelle que deux autos seront engagées, embarquant chacune un 4 cylindres 1,6L turbo à injection directe d'environ 300ch. Juho Hänninen, champion d'Europe des rallyes en 2012, et accessoirement pilote d'essai de cette Yaris WRC, sera aux commandes de l'une d'elles.
A l'heure actuelle, il n'a jamais été aussi facile d'acquérir des jantes aftermarket pour remplacer les roues d'origine de nos chères japonaises. Le choix est des plus larges et l'on trouve véritablement de tout à tous les prix. Si les jantes qui équipent de série les modèles récents manquent parfois de charme, il en était autrement dans les années 70 et 80, et particulièrement si l'on regarde les coupés ! Avec la démocratisation de l'alliage d'aluminium et des nouveaux procédés de production, les designs ont été révolutionnés et ont directement servi la silhouette des autos pour former un ensemble des plus cohérents.
Voici notre top 15, totalement subjectif, des jantes OEM les plus caractéristiques de ces deux décennies phares pour l'automobile nippone. Notez qu'elles sont classées par date et non par ordre de préférence.
1974 DATSUN 260Z
Un style qui rappelle celui des Enkei Apache 2 pour ces jantes de Z en 14" façon étoiles de ninja. Un pur classique !
1975 TOYOTA Celica
Ces jantes à quatre bâtons s'accordent parfaitement aux lignes sportives de la "Baby Mustang". Elles seront aussi installées sur des Corolla.
1975 MAZDA Cosmo
La Cosmo AP nippone était pourvue de ces élégantes jantes de 14" réservées aux versions Rotary, appelées RX-5 à l'export.
1977 NISSAN Skyline
Ces roues à fins bâtons équipaient les modèles haut de gamme des Skyline C210. Ici, une 2000GT-E S très désirable.
1977 MITSUBISHI Celeste
Affranchie de son appartenance à la famille Lancer dès 1977, la Celeste était un coupé sportif plutôt charmant, d'autant plus avec ces roulettes racées !
1981 MAZDA RX-7
Coup de génie de la part de Mazda que ces jantes reprenant la forme d'un rotor ! Quoi de plus approprié pour cette RX-7 de première génération ?
1981 ISUZU Piazza
Dessinée par Giugiaro, la Piazza pouvait arborer ces magnifiques roues perforées de petits trous carrés. Pas de doute, nous sommes bien dans les eighties !
1981 MAZDA Cosmo
Ces jantes pleines étaient installées sur la Cosmo Rotary Turbo. Chez nous, les coupés 929 n'ont embarqué que de modestes 4 cylindres.
1983 TOYOTA Corolla
Egalement montées sur les Celica, ces jantes de 14" au look parfaitement rétro étaient proposées en option sur les Corolla Levin et Sprinter Trueno.
1983 HONDA CR-X
Avec ces jantes dites "téléphone", les Civic et CR-X avaient fière allure ! Elles permettaient surtout de profiter de pneus de 14".
1984 TOYOTA Celica Supra
Indissociables de la ligne de la Celica Supra, ces jantes "Lotus" (elles équipaient également l'Excel de la marque anglaise) sont toujours extrêmement populaires.
1985 SUBARU Alcyone
Plutôt méconnue, la Subaru Alcyone (ou XT à l'export) affichait dans sa finition VX des roues au dessin dynamique qui ne sont pas sans évoquer les Rays Super Volk.
1985 MITSUBISHI Starion
Ces jantes de 15" aux allures de disques de râpe à légumes électrique équipaient les modèles hautes performances de la Starion.
1985 TOYOTA MR2
Encore un design Toyota cocasse ! Très ludique grâce à son moteur central, la MR2 a fait le bonheur de propriétaires avides de sensations authentiques.
1986 NISSAN Fairlady Z
Roues "turbines" typiques des années 80 pour la Fairlady Z (300ZX) Z31. En photo ici, un modèle 2+2 japonais à toit T-top.
Entre audace et classicisme, ces jantes OEM sont pour la plupart tombées dans l'oubli mais certaines restent indubitablement associées dans notre esprit aux voitures qu'elles ont habillées. Et avouez que vous ne seriez pas contre accueillir quelques-uns de ces modèles datés dans votre collection, si vous appartenez à la catégorie des "wheel whores", comme disent les Américains !
Dans le rouge suite à une année difficile entachée par l'affaire du trucage des mesures de consommation sur ses véhicules, Mitsubishi a signé un accord d'alliance avec Nissan.
C'est donc officiel : après 15 jours de négociations, Nissan devient l'actionnaire majoritaire de Mitsubishi Motor Co grâce à un rachat de 34% de ses parts pour 237 milliards de yens (2,1 milliards d'euros). Carlos Ghosn prendra d'ici la fin de l'année la tête du conseil d'administration de MMC, tandis que l'actuel PDG de la firme, Osamu Masuko, gardera le poste de directeur général exécutif.
Cette nouvelle alliance entre Mitsubishi et Nissan, et donc Renault, permettra très certainement au groupe d'atteindre le top 3 des constructeurs mondiaux et rendra possible un partage des technologies, des plateformes et des usines de production. Bonne nouvelle ou pas, chacun est libre de se faire sa propre idée, mais nul doute que certains ne seraient pas contre la production d'une Evo-GT-R !
En kiosque tous les deux mois, retrouvez dans Autoworks Magazine des reportages passionnants sur des autos françaises et étrangères, chez les préparateurs ou les particuliers... Découvrez également de nombreuses informations notamment au travers de sujets techniques, de « news » et de tutoriels, mais aussi les comptes-rendus des événements majeurs tout autour de la planète, des articles sur le sport auto et plein de petits bonus qui sentent bon le Japon ! Autoworks Magazine, c’est 112 pages de bonheur pour les inconditionnels et passionnés de voitures nippones !